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Puits des Miracles

puits miracles

 

Au xiie siècle, l’église de Xambes est le théâtre de faits extraordinaires : le 3 mai 1160, « dans le puits qui est près de la dite église, […] on découvrit des reliques de la très sainte Marie-Madeleine et du saint et glorieux martyr Vincent et beaucoup de miracles d’origine divine et merveilleux et extraordinaires y furent accomplis et constatés […]. Beaucoup d’infirmes et de débiles, d’aveugles, de boiteux, de sourds et de muets, de démoniaques, de prisonniers, d’autres parvenus au terme de la vie ou retenus par diverses maladies et afflictions, aussitôt que par eux-mêmes ou par les leurs ils faisaient le vœu de se rendre à cette sainte église et réclamaient le secours de Dieu, de sa très sainte mère, de la bienheureuse Marie-Madeleine et du glorieux martyr Vincent, en vertu de la grâce du Souverain Maître, se levant tout à coup, ils devenaient sains et saufs, de quelques infirmité ou maladie qu’ils fussent atteints. » [Cartulaire de l’abbaye de Saint-Amant-de-Boixe, charte n° 243. Publiée et traduite par R. GRAND, Bulletin et Mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, 1939, pages 84 à 86.]

Puis, après avoir connu des heures de gloire au Moyen Âge, le pèlerinage tombe dans l’oubli et les reliques disparaissent avec lui. Il semble que ce soit le pasteur Lièvre, qui le premier, en 1879, mentionne cette charte dans son Exploration archéologique du canton de Saint-Amant. À cette époque, le souvenir du pèlerinage a totalement disparu. Une monographie (non publiée) rédigée au début du xxe siècle par le curé de la paroisse, l’abbé Boyer, nous apprend que le puits est partiellement comblé et que, si les habitants de Xambes l’appellent bien « Puits des miracles », ils en ignorent la raison.

Le pèlerinage est rétabli en 1899 par l’abbé Espié. Il sera ensuite organisé par son successeur, l’abbé Boyer, de 1902 à 1913. Il connaît un tel succès que, progressivement, les opposants au pèlerinage commencent à perturber son déroulement (nous sommes dans le contexte de la séparation des Églises et de l’État en 1905). En 1910, notamment, on frôle l’affrontement entre catholiques et « libres-penseurs ». Si bien que l’année suivante, le maire prend un arrêté interdisant les manifestations religieuses. Puis la Première Guerre mondiale va provoquer une interruption totale qui durera une vingtaine d’années. En 1932, le pèlerinage connaîtra une deuxième renaissance jusqu’au début de la guerre de 39-40, date de son arrêt définitif.

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